Mes chers amis,
Une semaine déjà et le cœur toujours battant.
Nous étions plus de 2.500 rassemblés à Bram, ce samedi, pour Les Rencontres de la Gauche.
2.500 réunis, comme une grande famille, heureuse de se retrouver bercée par les valeurs républicaines et de cette gauche de l’attention que j’appelle de mes vœux.
A vous toutes et tous qui êtes venus de notre grande région et bien au-delà, je veux simplement vous dire merci.
Merci à l’ensemble des partisantes et participants, aux bénévoles, aux camarades, aux intervenantes et intervenants, aux élus et aux sympathisants. Plus que jamais, nous construisons ensemble le présent et l’avenir.
J’aime le goût de ces retrouvailles fraternelles et conviviales, préludes et promesses d’affronter les grands défis qui nous attendent.
Je l’ai rappelé à Bram : il n’y a pas de justice sociale sans justice territoriale. Il n’y a pas de fatalité à voir le prix de l’essence augmenter chaque jour, les commerces baisser rideau, les services publics disparaître, l’offre de santé se détériorer ou l’école publique se déliter. Pas de fatalité à voir les Français se diviser.
La justice sociale et territoriale doit, selon moi, être au cœur de la prochaine élection présidentielle. C’est à la gauche de remettre cette question au centre du débat. Et avec elle, celle de l’égalité, de la naissance jusqu’à la retraite.
Cette exigence d’égalité doit se traduire par une nouvelle politique de l’attention.
Une politique de l’attention, c’est une République qui ne se résigne pas au déterminisme social ou territorial qui continue de figer le destin de millions d’enfants. Une République qui ne se contente pas de proclamer l’égalité, mais qui regarde en face les inégalités, écoute celles et ceux qui les vivent et mobilise les moyens nécessaires pour les corriger.
C’est une République de la considération et de la confiance. Une République qui associe et rassemble les élus locaux, les associations, les forces vives des territoires et les citoyens autour d’objectifs communs.
Une République qui ne demande pas au demandeur d’emploi de « traverser la rue », qui ne laisse pas au bord du chemin les cahiers de doléances des Gilets jaunes ou les engagements de la Convention citoyenne pour le climat. Une République qui tient parole et qui considère que la participation des citoyens ne peut s’arrêter au lendemain d’une consultation.
Enfin, une République à visage humain, qui redonne vie et proximité à ses services publics. Car les services publics sont notre bien commun. Ils sont aussi, pour celles et ceux qui n’ont pas d’autre patrimoine, une garantie essentielle d’égalité, de dignité et de liberté.
Ces débats doivent être au cœur de la primaire sociale-démocrate que je vous appelle à rejoindre pour gonfler l’espérance de jours meilleurs.
Plus que jamais construisons la République ensemble. La République en commun !
Avec fidélité,
Carole Delga