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Notre engagement pour la santé hormonale des femmes

Publié le 12 juin 2026
Cette clarification doit être pour le Parti Socialiste un nouveau départ, pour un nouveau chemin. (13)

La Région Occitanie vient d’adopter un vœu pour la reconnaissance des problématiques hormonales dans le monde du travail. Une avancée inédite en espérant que la loi évolue enfin…

C’est une souffrance silencieuse que toutes les femmes éprouvent ou endureront. Les problématiques hormonales impactant la santé des femmes prennent un relief particulier dans le monde du travail.

L’endométriose touche aujourd’hui une à deux femmes sur dix. Cette maladie, dont la reconnaissance progresse, cache d’autres situations telles que les maladies chroniques, les dysménorrhées, la péri-ménopause ou bien la ménopause. Toutes ces maladies encore insuffisamment prises en considération, ont un impact concret sur la santé des femmes au travail.

La recherche d’une égalité réelle entre les hommes et les femmes ne peut donc faire l’impasse sur cette réalité. La Région Occitanie a ainsi  décidé, sous l’impulsion de sa Présidente Carole Delga, d’interpeller l’Etat, lors de la récente Assemblée plénière à Montpellier. Un vœu voté par la majorité régionale et les deux groupes d’opposition de la droite républicaine, a été adopté à l’unanimité des conseillers régionaux.

Trop de femmes voient encore leur vie professionnelle compliquée par des problématiques de santé insuffisamment reconnues
Carole Delga

«  Trop de femmes voient encore leur vie professionnelle compliquée par des problématiques de santé insuffisamment reconnues », indique Carole Delga. Nous refusons cette injustice qui entraîne des inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes. En Occitanie, nous prenons nos responsabilités en mettant en place, dès maintenant, des mesures concrètes pour améliorer leur quotidien et leurs conditions de travail. Mais nous savons aussi que les collectivités ne peuvent agir seules. C’est pourquoi, nous porterons auprès du Gouvernement et des parlementaires, un plaidoyer pour faire évoluer la loi et permettre la création d’une Autorisation Spéciale d’Absence sur prescription médicale. »

Mesures à court et long terme

Le vœu transpartisan (hors Rassemblement national) porte un «  plaidoyer politique » auprès du gouvernement et des parlementaires afin de faire évoluer la loi. Cette évolution est indispensable pour permettre la création d’une Autorisation Spéciale d’Absence liée aux pathologies hormonales féminines, aujourd’hui impossible à instaurer par les collectivités. Ce plaidoyer a été porté par le vice-président de la Région Pierre Lacaze,  le 8 juin dernier,  auprès de la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, à l’occasion d’une rencontre de l’association Régions de France, présidée par Carole Delga.

Au-delà, le vœu propose également de de mettre en place, au sein de l’institution, une série de mesures à court, moyen et long terme :

A court terme :

  • Lancer une enquête interne auprès des agentes concernées
  • Organiser un groupe de travail spécifique, avec les agentes travaillant notamment dans les lycées et les CREPS
  • Adapter les organisations de travail : Favoriser, pour les agentes des services généraux, le recours ponctuel au télétravail supplémentaire sur prescription du médecin du travail et/ou le déplacement de leurs jours fixes de télétravail avec accord hiérarchique.
  • Un groupe de travail spécifique avec les agentes pour mieux connaitre les besoins spécifiques. En facilitant pour les agentes des services généraux, le recours ponctuel au télétravail supplémentaire sur prescription du médecin du travail et/ou le déplacement de leurs jours fixes de télétravail avec accord hiérarchique.
  • Renforcer la communication, la sensibilisation et améliorer l’information et l’accès aux droit pour nos agents.

A moyen-terme :

  • Accompagner davantage les encadrants et en améliorant les conditions matérielles de nos agentes.

A long-terme :

  • Adapter progressivement nos équipements et nos infrastructures afin de mieux intégrer les besoins spécifiques liés à la santé des femmes dans nos référentiels et nos politiques internes d’accompagnement.

Ce vœu marque donc une étape importante et une avancée sociale indiscutable pour les femmes.

En espérant que la loi évolue enfin…

L’équipe de La République en Commun

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