Edito

Monsieur le président, n’abandonnez pas Fibre Excellence et l’industrie française

Publié le 08 juillet 2026
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Lundi 6 juillet, le Tribunal de commerce de Toulouse a décidé d’accorder un délai supplémentaire jusqu’au 27 juillet pour examiner le projet de reprise de Fibre Excellence. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités et à mettre à profit ce délai pour sauver le dernier fabricant de pâte à papier en France et des centaines d’emplois en Occitanie.

Pas moins de 670 familles sont suspendues au devenir de Fibre Excellence, fabricant de pâte à papier menacé de fermeture. Car non, ce devenir n’est pas scellé, et la mobilisation continue. La décision du Tribunal de commerce donne du temps supplémentaire aux acteurs impliqués dans ce projet d’avenir.

Elle reconnaît que l’offre portée par Matthieu Pigasse, que j’ai sollicité fin mai à l’issue d’une mobilisation exceptionnelle des salariés, des organisations syndicales, des collectivités et de nombreux partenaires industriels et financiers, est crédible et mérite d’être approfondie. C’est une chance supplémentaire de défendre ce projet et de sauver des centaines d’emplois.

On ne peut pas d’un côté défendre la réindustrialisation de la France sur les plateaux TV et d’un autre côté laisser tomber les centaines de salariés d’une entreprise comme Fibre Excellence.
Carole Delga

Cette offre est fondée sur un business plan réaliste, une gouvernance solide et une véritable ambition industrielle. Elle répond à un enjeu majeur pour la souveraineté industrielle de notre pays.

La mobilisation collective de ces dernières semaines a démontré qu’il existe une alternative crédible pour préserver les emplois, les sites industriels et défendre cette filière stratégique pour la France.

Je me suis pleinement investie dans ce projet industriel autour du groupe Combat Holding de Matthieu Pigasse, et j’appelle l’Etat à prendre enfin ses responsabilités.

L’heure n’est plus à la frilosité. On ne peut pas d’un côté défendre la réindustrialisation de la France sur les plateaux TV et d’un autre côté laisser tomber les centaines de salariés d’une entreprise comme Fibre Excellence. Le délai accordé par le Tribunal de commerce doit permettre au gouvernement de se ressaisir. Il voulait un projet solide, une direction fiable et un investisseur crédible : il les a !

L’État ne peut plus tergiverser et doit s’engager pleinement, avec tous les outils à sa disposition. Ce sont aujourd’hui les derniers leviers à actionner pour donner toutes ses chances à ce projet industriel de sauver des emplois et toute une filière stratégique.

Carole Delga

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