Articles

Lutte contre les déserts médicaux : en Occitanie ça marche !

Publié le 26 juin 2026
Partager
Cette-clarification-doit-etre-pour-le-Parti-Socialiste-un-nouveau-depart-pour-un-nouveau-chemin.-38
Partager

En 4 ans, la Région Occitanie a déjà permis la réalisation d’un demi-million de consultations dans ses 26 centres de santé. Un succès et une manière concrète d’aborder la question cruciale de la lutte contre les déserts médicaux.

Quand le désert avance… Certains baissent la tête ou se réfugient derrière la fatalité. D’autres ont choisi d’agir. C’est le cas de la Région Occitanie. Lors de la campagne électorale de 2021, fort des remontées de terrain et d’une situation de plus en plus dégradée dans les 13 départements qui composent la région, Carole Delga avait fait du recrutement de professionnels de santé une priorité. 

4 ans plus tard, force est de constater que le pari est réussi. Les chiffres sont éloquents et ne cessent de progresser. Les 26 centres du GIP Ma Santé Ma Région (bientôt 27 avec l’ouverture de Saint-Gaudens en Haute-Garonne) ont déjà abrité plus de 500 000 consultations et permis à près de 39 000 patients de notre région de retrouver un médecin traitant, après parfois bien des années blanches… 133 professionnels de santé ont été recrutés et le cap des 200 devrait être franchi d’ici 2028 et la fin du mandat régional.

200 professionnels de santé d’ici 2028

Et pourtant… Comme l’ont rappelé cette semaine Carole Delga et son vice-président à la Santé, le Professeur Vincent Bounes, «  la santé n’est pas une compétence de la Région. J’ai pourtant fait le choix dès ma réélection à la tête de l’Occitanie en 2021 d’en faire une priorité. Reconnu pour son universalité et sa qualité, notre système de santé s’est progressivement dégradé pour en faire aujourd’hui une des sources d’inégalités les plus marquantes de notre pays. 26 millions de Français vivent dans un désert médical, plus de 6 millions sont sans médecin traitant et 36% ont déjà renoncé à se soigner faute de pouvoir obtenir un rendez-vous. Ce qui était hier une source de détresse pour de trop nombreux habitants est devenu au fil du temps la raison d’une colère légitime. Une colère qu’il faut savoir entendre, dans des territoires qui se sentent trop souvent abandonnés, et à laquelle nous nous devons de répondre ». 

En lançant notre dispositif « Ma santé, Ma Région » en 2022, notre ambition était d’apporter des réponses pratiques à celles et ceux qui font face à l’impossibilité d’accéder aux soins les plus basiques.
Carole Delga

Il fallait donc être audacieux pour briser la spirale négative : «  En lançant notre dispositif « Ma santé, Ma Région » en 2022, notre ambition était d’apporter des réponses pratiques à celles et ceux qui font face à l’impossibilité d’accéder aux soins les plus basiques. Nous enregistrons des résultats concrets pour nos concitoyens, a martelé Carole Delga. Et nous dépassons nos engagements : 20 médecins spécialisés ont été recrutés dans 12 hôpitaux de la région pour permettre d’accéder à des soins en dermatologie, cardiologie ou ophtalmologie, spécialités qui comptent souvent les délais les plus longs ».

0
Consultations
0
Patients ayant retrouvé un médecin traitant
0
Centres de santé Ma Région
0
Médecins recrutés

Soulagement et urgence 

Que nous disent ces chiffres ? Ils racontent tout d’abord le soulagement de dizaines de milliers de personnes qui retrouvent un accès aux soins de proximité. Ils témoignent également de la réussite d’un système complémentaire à l’activité libérale, celui du salariat des médecins que nous avons choisi à travers « Ma santé, Ma Région ». En soulageant les professionnels de santé de toutes les charges et contraintes administratives qui pèsent sur eux, nous leur permettons d’exercer pleinement leurs missions de soins, au service des patients. A l’heure où nos jeunes générations de médecins plaident pour un meilleur équilibre entre vie privée et professionnelle, il est temps que notre système de santé évolue et fasse place à ces nouvelles pratiques. 

 

Alors que vont s’ouvrir les débats de la prochaine présidentielle, notre système de santé doit redevenir un enjeu prioritaire pour notre pays : sa vocation est d’abord nationale et universelle.
Carole Delga

« Car il y a urgence, a rappelé Carole Delga. Urgence à redonner à nos habitants confiance dans leurs services publics, auxquels je crois profondément. Urgence, car la santé, au même titre que l’éducation, est l’un des piliers de notre République. Quand elle faillit, c’est tout notre pacte social qui s’en trouve bouleversé, contesté. Alors que vont s’ouvrir les débats de la prochaine présidentielle, notre système de santé doit redevenir un enjeu prioritaire pour notre pays : sa vocation est d’abord nationale et universelle. » C’est une question de dignité et d’égalité des chances. 

Témoignagne du Docteur  Beranger Irondelle :

Le Docteur  Beranger Irondelle est médecin au centre de santé de Sainte-Croix Volvestre (Ariège). Il explique son choix d’avoir rejoint le GIP Ma santé Ma Région :

« J’ai rejoint le centre en 2022. Ce que j’aime c’est le travail d’équipe avec les médecins, les secrétaires, les infirmiers. Nous sommes au service de la population et c’est comme ça que j’ai toujours voulu travailler. Je n’ai quasiment pas de tâche administrative et c’est très bien ainsi. On a, à la fois, une activité salariée avec le GIP et nous partageons le bâtiment avec des professions libérales. C’est une vraie collaboration, un échange quotidien et ça fait sens pour la population. Cette organisation permet de fluidifier le suivi des patients et apporte un réel confort aux médecins. Vous avez compris que je ne regrette pas mon choix. Et les perspectives sont très intéressantes avec une coopération entre les centres et la préparation d’un projet de santé avec des formations communes ».

L’équipe de la République en Commun

Partager