Interview par Florent Buisson
Avant la finale du Top 14 opposant Toulouse à Montpellier, Carole Delga décrit à Paris Match sa fierté de voir le bouclier de Brennus rester Occitan pour la neuvième année consécutive. Elle revient à cette occasion sur son « amour de l’ovalie ».
Toulouse Montpellier, c’est l’affrontement entre les deux capitales de votre région. Pour qui votre cœur balance ?
Ce soir, quelle que soit l’issue du match, c’est l’Occitanie qui gagne ! Le Bouclier de Brennus restera à la maison, pour la neuvième année consécutive. La preuve une fois de plus que nous sommes la terre du rugby par excellence. La suite appartient aux joueurs : Toulouse a l’habitude des grands rendez-vous, Montpellier a démontré sa capacité à surprendre et renverser les scénarios. Mon seul souhait, du beau rugby et une grande fête populaire.
Avez-vous un joueur de rugby préféré ?
Impossible de n’en citer qu’un ! L’Occitanie regorge de joueurs et de joueuses d’exception, des internationaux qui brillent au-delà de nos frontières aux jeunes talents qui se révèlent chaque week-end. Plutôt qu’un nom, je retiens une culture profondément ancrée dans le cœur et l’esprit des Occitans et des Catalans.
Est-ce une discipline qui vous est familière, le rugby, est-ce que ça se jouait dans votre village, ou pas vraiment ?
Quand on grandit dans le Comminges, les dimanches, on est sur le terrain ou dans les gradins ! Le rugby fait partie de mon ADN. Je pense au club de Cazères Le Fousseret, que j’affectionne tout particulièrement et avec qui nous avons organisé un entraînement délocalisé du Stade Toulousain en mai dernier, permettant à près de 2 500 jeunes joueurs et supporters de rencontrer leurs idoles. Il y a aussi l’Union sportive de Montréjeau Gourdan-Polignan, qui a vu émerger un de mes joueurs favoris, Julien Marchand, talonneur de talent qui fait notre fierté et qui sera ce soir sur la pelouse du Stade de France.