Face au racisme, nous ne céderons rien

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Pengo-Bossio-Wangi
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Il s’appelait Pengo Bossio Wangi. Il avait 26 ans. Toute une vie devant lui. Vendredi 23 octobre 2026, il a été tué par un terroriste. Parce qu’il était là, « au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise couleur de peau », pour reprendre les mots d’Ali Rabeh, le maire de Trappes.

Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à toutes celles et ceux que ce drame a meurtris. Aucun mot ne pourra effacer leur douleur.

A Pengo Bossio Wangi, ainsi qu’aux cinq blessés de cette attaque raciste, nous devons plus que notre compassion : nous leur devons la vérité, la lucidité et le courage de regarder cette violence en face.

Cette attaque a une origine et il faut la nommer. Elle s’inscrit dans un climat xénophobe que l’ultra droite et l’extrême droite entretiennent depuis des années, jour après jour, dans le débat public.

Quand ces idées circulent à grande échelle comme aujourd’hui, que ce soit sur certains plateaux TV ou sur les réseaux sociaux, elles finissent par armer des bras.

Nous le savons et nous refusons de détourner le regard.

Nous refusons de céder à l’indifférence ou à l’accoutumance.

Nous refusons que la peur de l’autre devienne un programme politique.

Nous refusons que la violence des mots soit considérée comme anodine, alors qu’elle contribue à préparer le terrain à celle des actes.

Nous refusons que des familles soient condamnées au deuil pendant que d’autres prospèrent sur la division, la stigmatisation et la haine.

Le racisme tue. Il tue encore aujourd’hui. Il blesse, humilie et discrimine chaque jour. Il fracture notre société.Face à ces violences, ne cédons rien, ne laissons rien passer. Rien.

Préservons ce que la République nous offre de plus précieux : notre capacité à nous reconnaître comme égaux, à faire nation et à vivre ensemble.

Carole Delga