Colère lycéenne : Carole Delga lance une plateforme «  Direct Lycées » et un vaste programme de travaux

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Par Philippe Rioux

Carole Delga dévoile plusieurs mesures pour améliorer les conditions d’études des lycéennes et des lycéens : une plateforme de dialogue direct avec la Région, «  Direct Lycées », 10 millions d’euros contre la chaleur dans les établissements et un calendrier de travaux avant le bac 2027.

Face à un gouvernement qui a tant tardé à répondre aux revendications lycéennes et dont les premières mesures n’ont toujours pas convaincu, Carole Delga a voulu montrer, ce jeudi 29 octobre, que les Régions, dont elle préside l’association nationale et qui ont en charge les lycées, sont plus que jamais mobilisées.

En Occitanie, la présidente a ainsi dévoilé un vaste plan pour répondre aux attentes des jeunes qui passera par le lancement d’une plateforme pour mieux recueillir leur parole et par un important chantier d’adaptation des établissements aux conséquences du réchauffement climatique.

Dès le 9 novembre, «  Direct Lycées » permettra ainsi aux élèves de signaler les problèmes du quotidien : sanitaires, entretien, bâtiments ou transports scolaires. L’outil sera d’abord testé dans 28 établissements – 2 par département, 3 en Haute-Garonne et dans l’Hérault –, avant une généralisation envisagée début 2027 aux 226 lycées publics d’Occitanie. La Région promet une première réponse sous 72 heures pour tout signalement, même si cela ne signifie pas que les difficultés seront réglées dans ce délai.

Ce dispositif répond à un constat dressé au fil des échanges avec les lycéens. « Ce qui nous a vraiment marqués dans l’ensemble de ces revendications, c’était la question de l’information », explique Carole Delga. Certains élèves ignoraient que des travaux étaient déjà programmés et, à l’inverse, des problèmes signalés par les élèves n’avaient jamais été portés à la connaissance des services régionaux.

« Il faut que l’information monte vite et qu’elle redescende vite », résume la présidente, qui veut établir un dialogue direct avec les jeunes. « Je ne les considère pas comme des enfants », insiste-t-elle, mais « comme des adultes en devenir et comme des citoyens éclairés ». D’évidence l’inverse de ce qu’a fait le gouvernement.

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