Annoncée fin juillet, sans concertation, la suppression dès 2027 des crédits dédiés à l’apprentissage des Régions et à la formation des demandeurs d’emploi représente une perte estimée à près de 100 M€ pour la Région Occitanie. Jeudi 15 octobre dernier, des citoyens, des apprentis, des demandeurs d’emploi, des entreprises, des organismes de formation et des élus se sont rassemblés dans près d’une centaine de lieux sur le territoire, à l’appel de la Région Occitanie.
La suppression des crédits dédiés à l’apprentissage et à la formation professionnelle intervient alors même que le chômage remonte, que les mutations économiques accélèrent les besoins de reconversion et que les entreprises peinent à recruter. Elle intervient aussi au moment même où les jeunes lycéens et étudiants clament haut et fort leurs inquiétudes et leurs difficultés à se projeter dans l’avenir.
Elle est d’autant plus préoccupante que les financements régionaux de l’apprentissage ont déjà subi une chute brutale. Entre 2025 et 2026, les recettes de la Région consacrées à l’apprentissage sont passées de 15,2 M€ à 1,88 M€, soit une baisse de 88 % en un an.
La mobilisation impulsée par la Région Occitanie a réuni des milliers de personnes. L’objectif : alerter sur les conséquences du désengagement de l’État et défendre les moyens indispensables à l’apprentissage et à la formation professionnelle.
Anthony Alarcon, conseiller régional d’Occitanie, était présent à Marguerittes, dans le Gard, aux côtés des acteurs mobilisés. Il alerte : « si cette suppression de crédits était confirmée dans le projet de loi de finances, cela aurait des conséquences catastrophiques et très concrètes. En Occitanie, on parle de 10 000 suppressions de places pour la formation de demandeurs d’emplois, de 4000 apprentis qui ne pourraient plus être accompagnés, de plus de 200 sessions de formation qui ne pourraient pas se tenir. »
Il garde espoir : « le combat se poursuit. Cette mesure va être débattue au Parlement dans les prochaines semaines. Avec Carole Delga, nous sensibilisons les parlementaires pour qu’ils se mobilisent contre cette mesure dangereuse. Ils doivent prendre leurs responsabilités et défendre les moyens de la formation et de l’apprentissage. »
La jeunesse a besoin de perspectives, de formations qui lui ouvrent des portes pour se projeter sereinement dans l’avenir. Elle ne peut être sacrifiée par des coupes budgétaires aveugles et irresponsables.
L’équipe de La République en Commun