Il y a 80 ans, l’Europe sortait de l’abîme. Six années de guerre, de barbarie, de millions de vies brisées. Et pourtant, de ces ruines, nos aînés ont eu le courage de choisir la vie. Non par oubli, mais par volonté. Non par faiblesse, mais par grandeur.
La paix n’est pas la simple absence de guerre. Elle est une conquête de l’âme. Ce pari fou que des peuples qui s’étaient déchirés pouvaient, ensemble, construire quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Ce pari, c’est l’Europe.
Fragile, imparfaite, mais irremplaçable.
Aujourd’hui, alors que la guerre a resurgi aux portes de notre continent, en Ukraine, ce devoir de mémoire prend une résonance particulière. Il nous rappelle que la paix ne s’hérite pas. Elle se défend, elle s’entretient, elle s’incarne chaque jour dans nos choix et dans nos valeurs.
Ce matin, à Glanes, devant les noms gravés dans la pierre, j’ai déposé une gerbe en l’honneur de nos soldats français.
Devant ce monument, je pense à tous ceux dont les noms sont gravés dans la pierre. À leurs familles. Et je renouvelle mon engagement : défendre sans relâche les valeurs de liberté, de solidarité et de paix qui sont le cœur de notre idéal européen et républicain.
À ceux qui sont tombés pour que nous soyons libres, je veux redire que nous ne les oublions pas.
Carole Delga