Blocage des lycées : «  Le sous-investissement dans l’éducation : tôt ou tard, ça se paye ! »

Publié le 12 octobre 2026
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Par Philippe SALVADOR

Carole Delga fait le point sur la vague de mobilisations lycéennes. Entre dégradations, manque de moyens de l’Éducation nationale et adaptation des bâtiments aux épisodes caniculaires, elle détaille la stratégie régionale pour apaiser la situation.

La Dépêche du Midi : Quelle est votre position face à la mobilisation lycéenne et quel message adressez-vous aux élèves ?

Carole Delga : Les inquiétudes et les revendications exprimées par la jeunesse sont fortes, réelles et légitimes. J’alerte depuis plus de deux ans sur le sous-investissement chronique dans l’éducation : tôt ou tard, ça se paye. Il fragilise la cohésion républicaine, casse l’espoir de la jeunesse et nuit à notre compétitivité économique. Il faut apporter des réponses, mais cela doit se faire dans un climat apaisé pour permettre un véritable dialogue démocratique.

Quelles sont vos demandes précises adressées au gouvernement pour sortir de cette impasse ?

Nous subissons un véritable étranglement financier : après 1,7 milliard d’euros de baisse de dotations aux régions, l’État prévoit encore 1 milliard de coupes supplémentaires. En tant que présidente des Régions de France, j’ai demandé au Premier ministre de diviser cet effort par deux, de maintenir le FCTVA (Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée, NDLR) sur les travaux scolaires et de créer un grand Fonds vert national pour adapter les bâtiments publics aux vagues de chaleur.

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Nous sommes la région qui investit le plus en France, avec plus de 2 milliards d’euros consacrés au bâti scolaire.
Carole DELGA