En ce 9 mai, je pense à ce que l’Europe représente vraiment. Non pas comme une institution abstraite, mais comme le choix le plus courageux que nos peuples aient jamais fait : celui de ne plus jamais se faire la guerre.
Jacques Delors nous l’a rappelé toute sa vie : cet idéal n’est pas naïf, il est exigeant. L’Europe, ce n’est pas un acquis. C’est une construction permanente, que chaque génération doit choisir à nouveau.
Regardons le monde tel qu’il est aujourd’hui. En Ukraine, un peuple résiste depuis plus de trois ans à une guerre d’agression brutale. Des civils meurent sous les bombes au Liban, en Israël, à Gaza, au Soudan, au Sahel partout, les crises s’accumulent, les droits fondamentaux sont bafoués, et les populations civiles paient le prix le plus lourd.
Face à ce chaos, l’Europe a une responsabilité particulière. Celle de défendre le droit international, pas à géométrie variable, pas selon les alliances du moment, mais de manière universelle et cohérente.
C’est la même exigence de justice, la même fidélité au droit des peuples à vivre en paix et en sécurité.
C’est cela, l’héritage de Delors. Une Europe qui ne se contente pas d’être une puissance économique, mais qui porte une voix morale dans le monde indépendante, équilibrée, courageuse.
En ce jour symbolique, je veux dire ma conviction profonde : face aux replis nationalistes, face aux guerres, face aux tentations de la force brute, l’Europe reste notre meilleure réponse. Pas une Europe timorée mais une Europe qui protège, qui agit, et qui ne renonce jamais à la paix.
Bonne Journée de l’Europe à toutes et tous !
Carole Delga