Mes chers amis,
La démocratie s’use quand on n’en use pas.
A deux jours du premier tour des élections municipales, ce dimanche 15 mars, chacune et chacun d’entre nous doit bien avoir à l’esprit cette ardente obligation d’exercer son devoir civique.
Le scrutin municipal est traditionnellement l’un des plus suivis. Pourtant, s’abstenir de s’exprimer à cet échelon de proximité serait une erreur.
D’abord, parce que les enjeux que les différentes listes candidates ont développés, ces dernières semaines, font directement écho aux préoccupations quotidiennes des habitantes et des habitants des communes dont ils partagent la vie : tranquillité publique, santé de proximité, école et prix de la cantine scolaire, environnement et végétalisation, sport, culture ou encore lutte contre les discriminations. Les élus municipaux ne sont pas déconnectés des réalités vécues par nos concitoyens. Ils sont en première ligne, toujours présents.
A ce titre, les maires constituent bien les vigies de la République, « à portée d’engueulades », a-t-on pris l’habitude de dire. La formule est juste, mais elle ne dit pas tout : celles et ceux qui exercent le mandat municipal se situent surtout à portée de solutions pour leurs concitoyens, dont ils éprouvent les souffrances et partagent les petits bonheurs du quotidien.
Ensuite, à l’heure où le monde vacille, marqué par le retour inquiétant des conflits armés, la progression des nationalismes et la tentation du repli et du rejet de la diversité, il est essentiel de rappeler que les maires de nos communes constituent des repères évidents, des pôles de stabilité et des laboratoires du territoire. Ils ont à leur main des leviers concrets pour agir et apporter des solutions.
C’est ce modèle que j’ai toujours défendu : celui d’une République où les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ne sont pas de simples étendards mais les véritables boussoles de l’action publique.
Enfin, l’extrême droite menace aujourd’hui de nombreuses villes. Je le dis avec la plus grande clarté : parce qu’elle n’incarne ni le vivre-ensemble ni la tolérance, et qu’elle n’apporte pas de réponses sérieuses aux besoins des Françaises et des Français, je ne cesserai jamais de la combattre. Je continuerai à dénoncer sa tartufferie – propre dans ses discours, nauséabond dans ses votes – et à soutenir celles et ceux qui, partout en France, proposent un chemin d’espérance et de réconciliation dont notre pays a besoin.
A deux jours du premier tour des élections municipales, je veux enfin rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ces six dernières années et plus, ont servi la République du quotidien dans nos communes. Et je forme le vœu que, lorsque le flambeau doit être transmis, celles et ceux qui le reprennent le fassent avec la même détermination et le même sens de l’intérêt général.
Les 15 et 22 mars, votons.
Carole Delga