Mes chers amis,
Hier après-midi, une réunion décisive s’est tenue à ma demande à Matignon autour de la situation critique de Fibre Excellence. 700 emplois sont aujourd’hui directement menacés en Occitanie, en PACA, en Normandie. Toute une filière serait irrémédiablement fragilisée.
Depuis plusieurs mois, aux côtés des syndicats, des élus locaux et des salariés, nous alertons sur l’urgence de préserver cette entreprise stratégique. Au-delà des emplois, c’est tout un savoir-faire industriel – celui de la pâte à papier – et une part de notre souveraineté industrielle qui sont en jeu.
La rencontre avec le Premier ministre et le ministre chargé de l’Industrie a permis de poser les bases d’un travail constructif. Plusieurs pistes concrètes, portées par la Région Occitanie, ont été reconnues comme sérieuses et crédibles : ajustement du tarif de rachat de l’électricité dans le cadre de ce que la loi permet, mise en place d’un plan financier et d’investissement associant l’État et l’actionnaire, et évolution de la gouvernance actionnariale autour d’un projet industriel durable.
Ces orientations ouvrent une perspective. Mais elles appellent désormais des décisions rapides.
Car sur le terrain, l’attente est immense. Je l’ai encore constaté hier matin, aux côtés des salariés du site de Saint-Gaudens. Les messages de ceux de Tarascon font état de la même inquiétude. Ce sont des femmes et des hommes, des territoires entiers et une filière industrielle stratégique qui risquent de disparaître.
Des solutions existent.
Il appartient à l’État de créer les conditions de leur mise en œuvre, en apportant un soutien financier immédiat, en facilitant les investissements nécessaires et en adaptant les mécanismes de régulation énergétique.
Et à l’actionnaire de répondre présent.
L’enjeu dépasse le seul cas de Fibre Excellence. Il interroge notre capacité collective à défendre nos industries, à préserver nos compétences et à maintenir des filières stratégiques sur le territoire national.
L’immobilisme n’a pour moi jamais été une option : agissons !
Carole Delga