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Carole Delga : « Je ne soutiens pas de proche de Mélenchon »

Publié le 17 mars 2026
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À Toulouse, le PS, arrivé troisième, a finalement fusionné avec la liste LFI de François Piquemal en vue du second tour. Approuvez-vous ce rapprochement ?

Je comprends et partage la volonté de changement des Toulousains. Le potentiel et la dynamique exceptionnelle de la troisième ville de France sont en inadéquation avec l’action de son premier représentant Jean-Luc Moudenc : rien n’a été fait pour lutter contre les déserts médicaux, malgré mes propositions ; la métropole toulousaine est la seule de France à ne pas accompagner la réalisation d’un RER pour réduire les bouchons sur le périphérique; il n’existe aucun projet ambitieux pour la petite enfance et la lutte contre les
déterminismes sociaux. C’est d’abord cela que revêtent les résultats du premier tour.

Si je partage cette aspiration très forte à une nouvelle gouvernance, je ne renierai jamais mes convictions. Je suis une femme de gauche, sincère et constante dans la clarté de mes engagements. Tout le monde le sait, j’ai toujours refusé de m’allier à Jean-Luc Mélenchon, je ne soutiens donc pas de tête de liste proche de lui.

Cette semaine, je serai à nouveau sur le terrain, dans la région, pour soutenir nos candidats face au RN. Le risque majeur pour l’Occitanie et le pays, il est là.

D’autres responsables socialistes, mais aussi au PRG et à Place publique, ont dénoncé ce type d’alliance avec LFI. Qu’aurait-il fallu faire ? 

Cette décision d’union avec LFI n’est pas la mienne et je salue les décisions courageuses de ne pas y participer. François Briançon, en tant que tête de liste, a pris ses responsabilités dans une configuration dont on ne connaît pas les engagements précis ni le programme. Je serai donc toujours la garante des combats républicains contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations et pour la laïcité.

Je n’aurai aucune faiblesse ou atermoiement, ni au plan local, régional ou national. Concernant les grands projets toulousains, comme la réalisation de la LGV du grand Sud-Ouest, le soutien à l’aéronautique ou encore l’accompagnement des entreprises, je continuerai à y veiller et à m’y investir pleinement.

Au niveau national, à Paris, comme à Marseille, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan ont fait le choix de ne pas s’allier avec LFI. N’est-ce pas un pari risqué face à la droite et l’extrême droite ?

Le risque dans un contexte national et international déjà confus est de rajouter de la confusion dans l’expression politique. La clarté apportée par Emmanuel Grégoire ou Benoît Payan amène au contraire de la force, de la mobilisation et de l’adhésion. C’est comme ça que je fonctionne. Ils ont tout mon soutien.

Ces élections municipales, marquées nationalement par la poussée de LFI au premier tour, ne sontelles pas inquiétantes pour une candidature PS ou associée en vue de la présidentielle de l’année prochaine ?

Pour 2027, je suis à ce jour plus inquiète de la montée en puissance et
à bas bruit de l’extrême droite, qui est le danger majeur pour l’avenir de notre pays et de l’Europe. Quant aux excès répétés et tonitruants des leaders insoumis, ils ne m’impressionnent pas et je ne transigerai jamais.

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Tout le monde le sait, j’ai toujours refusé de m’allier à Jean-Luc Mélenchon, je ne soutiens donc pas de tête de liste proche de lui.
Carole Delga
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